Grimoire

Le mercredi 14 novembre 2012

Livre des Souvenirs, tome IX

La soirée fut riche en émotion.
En effet, la réunion estivale du 28 juillet eut une tournure spéciale pour votre fidèle serviteur puisque lui-même fut promu chevalier !
Mais trêve d'auto-félicitation, a l'instar de sa précédente édition, la réunion de l'ordre avait réuni en toute logique nombre de ses membres venu écouter les prochaines manœuvres et pourquoi pas espérer une promotion.

Alors que je me dirigeais vers mes nouveaux et probablement confortables appartements, je croisai sir Armandoh, qui se mis en tête de me faire courir dans tout le bastion. Chose que je fis, bien entendu.
Finalement, il usa de ses gadgets mécaniques pour nous faire monter tous deux sur le toit d'une tour, en compagnie de la Chambellan de Sangre et du récemment promu écuyer Akéllios, où nous terminâmes la soirée tranquillement.

Mais pensiez-vous que votre fidèle auteur se serrait arrêter là, et se serrait contenter de simplement aller se coucher ? Et bien oui !
Il était vraiment tard, c'était un fait. Mais le lendemain, je me mis ardemment à la tâche, enfilant mes lunettes et une bonne laine, la rédaction du futur livre des souvenirs pouvait commencer, alors sans plus attendre, voici :

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Le livre des Souvenirs, neuvième du nom !

Pour une fois, armez vous de patience et de discipline, mais comme toujours, également d'un bon café pour savourer cet opus sur la réunion estivale de l'Ost Pourpre.

Bonne lecture.

 

L'heure est arrivée. Les cloches sonnent et sous un dernier discours sur la voie du "désaxé" par l'écuyer Armandoh (qui se révéla grand philosophe), les troupes se mettent en route pour la salle supérieure, afin de suivre la réunion. Les officiers déjà présents et le secrétaire Dourantée veillant au grain à ce que tous soient bien placés et répertoriés (peut-être même classifié).

 

Tandis que le seigneur Demes passe en revu les pages, le reste des membres se rangent selon son grade : pages, écuyers, chevaliers et officiers.
La majeure partie des membres ayant répondu présents, les retardataires devront redoubler de présence au risque de numéroter leurs sanctions.

 

Faits notables :

-Présentation de Joakhim, page de l'ordre.
-Présentation de Rorschach, page de l'ordre.

Promotions :

-Le page Akéllios est promu écuyer de l'Ost Pourpre.
-Le page Rorschach est promu écuyère de l'Ost Pourpre.
-Le page Telos est promu écuyer de l'Ost Pourpre.
-L'écuyer Ragthar est fait chevalier de l'Ost Pourpre et pair du royaume de Lordaeron.

Affiliation :

-L'écuyer Akéllios rejoint la compagnie de SOS Réprouvé.
-L'écuyer Rorschach rejoint la compagnie de l'Aubegarde.
-L'écuyer Telos rejoint la compagnie de l'Aubegarde.

 

-Promotion de la campagne sanitaire visant à équilibrer les repas de l'ordre par le secrétaire Dourantée, notamment pas l'introduction de poisson au menu.
-Lancement d'un concours de pêche afin de promouvoir ladite campagne.
-Lancement d'une chasse aux Réprouvés, dans le but de harceler l'ennemi, voir, de briser le moral adverse.
-Exposition de différents prototypes d'uniformes potentiels par le forgeron Joakhim, exposant et créateur des prototypes.

Fin de réunion.

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Et voici venir la fin du neuvième opus des Livres des souvenirs. Afin de respecter le ton formel de ce titre, je conclurais sobrement en vous assurant des mes salutations distinguées et de mes amitiés.

En espérant que la lecture vous fut plaisante,
Bien à vous.


Ragthar Martel-de-Givre

Signé, Ragthar

Le mercredi 14 novembre 2012

Livre des souvenirs, Tome X

Alors que les tâches et travaux se faisaient lourds au bastion, alors que les pauvres et innocents membres de l'Ost croulaient sous les ordres incessants des hautes-instances, que les bras flanchaient, les esprits fléchissaient et les cheveux se décoiffaient, un miracle se fit entendre.

Les cloches sonnèrent ! Ce qui signifiaient le commencement d'un évènement que tous attendaient avec grand hâte : les vacances organisées par le Capitaine Lamérable !

Tels des enfants au sortir des écoles, nous nous ruâmes tous en direction des portes du Bastion, direction le désert de Tanaris, pour se rendre dans un lieu seulement connu du Capitaine. Et encore une fois, le concept de "tenue estivale" n'était pas des plus limpides pour tout le monde.
En revanche, tout le monde avait pensé à prendre de quoi nager, manger, bronzer, dormir, chanter.

Quoi de mieux pour accompagner votre café au coin du feu qu'un livre des souvenirs sur un sujet de pure détente, je vous le demande ?
Alors installez vous bien, car sans plus attendre, voici :

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Le livre des Souvenirs, dixièmes du nom !
Préparez les tenues de plage et venez baigner dans une soirée de détente magistrale.
Bonne lecture.

Arrivant quelque peu en avance, je décide de mon plein gré d'aller me faire dorer le cuir (que certaines mauvais fois qualifieront de Sombrefer) sur un château d'eau. Cette décision découle certainement du fait que, ayant mis feu à une cuisine gobeline en allumant ma fusée par le passé, ces bougres ne m'apprécient guère plus qu'une crotte d'elekk sur un strudel.
Rejoins plus tard par l’Écuyer Akéllios, dont les yeux plus aguerris que ceux des petites choses vertes ont permis de me repérer, nous attendîmes donc l'arrivée du reste des invités. Et ceux-ci ne se firent pas attendre, le Capitaine, déjà présent à mon arrivée et nous ignorant royalement (ou ne désirant pas nous rejoindre sur notre perchoir), se dirigea vers ce qui semblait être une auberge. Puis vint le Lieutenant de l'Aubegarde, qui, lui, ne résista pas à la tentation de nous rejoindre. Bravant les émanations de vapeur, qui lui valurent quelques chutes, il parvint néanmoins à nous rejoindre.Nous décidâmes finalement de patienter sur la terre ferme, à l'entrée de la ville gobeline.
Finalement rejoint par tous les invités, notamment par les hautes-instances retardataires, le convoi pu se diriger vers l'endroit... secret.

Même sur ma fusée, pourtant jugée comme étant le nek plus ultra de la sécurité aérienne, les accidents peuvent arriver. Ce fut la deuxième chute pour sir Fusil-de-Bronze, qui pourtant, survécu.
Nous remettant en route, ou devrais-je dire, en vol, nous poursuivons le trajet, sous la direction du Capitaine.
Nous arrivâmes finalement dans une station balnéaire "luxueuse" cachée dans les montagnes de Féralas, et construite à même une source chaude, dans laquelle nous ne manquâmes pas d'aller nous baigner.
Les festivités commencèrent ! Le Capitaine mis en place un "Barbecue" sorti d'on ne sait où, mais qui se révéla fort gouteux, puis d'autres sortirent des paniers à pique-nique et des grillades. Malheureusement, j'avais oublié le fromage. Très vite, nos possessions en archidiacre firent des jaloux, et un gobelin s'essaya même à venir nous subtiliser nos biens. Pour son plus grand malheur, l'Inquisiteur Hazim, le lieutenant Fusil-de-Bronze et mon auguste personne lui apprirent la façon adéquate de se comporter en société. Fait notable : les équipements de plongé sont apparemment sujet à discussions, paraitrait-il qu'ils effraient certaines âmes sensibles.
On remarquera que sir Dourantée protégea l’apeuré sir Fusil-de-Bronze de son corps d'airain.

Je partis donc en exploration de la faune et la flore inexistante des sources chaudes, tandis que d'autres partirent dans un "spa", sois-disant un bidule faisant de la vapeur, bien que je continue d'affirmer qu'il s'agisse d'une société protégeant les petits lapinots.
Une fois sec, je croisai mon lieutenant qui avait grand soif. Il faut dire qu'un nain, même en vacance... Enfin, surtout en vacance, à toujours envie de bière. Et le manant qui tenait la buvette de la plage, en plus de fixer des prix exorbitant, refusaient de nous en vendre. Soit-disant qu'on pourrait devenir violents. Violents, nous ?! On lui a montrer à cette petite canaille. Fermant les stores du "bar", nous y entrâmes pour effectuer un changement de direction, avant de cacher les preuves dans une fosse que nous remplîmes de vidange.
Quelques bières plus tard, je partis en promenade sur la plage pour tomber sur sir Amandoh, qui s'est auto-proclamé mon "grand-frère", qui grâce à sa maitrise de la "voie du désaxé" nous livra quelques chansonnettes.
Après une discussion animée sur la plage, je rejoignis des personnes de goût et partageais leur sommeil.

De retour à la buvette, de premiers clients arrivèrent. Les bougres étant de l'ordre, mais de compagnies extérieures à l'Aubegarde, je pris la décision d'appliquer une politique de monopole exemplaire en fixant des prix aberrants sur les produits. Après tout, la direction, c'était nous, maintenant. Devant l'insistance de sir Fusil-de-Bronze pour appliquer des tarifs légèrement inférieurs, au risque de perdre nos clients, je me résignai donc, et fixant tout de même le prix de la carafe d'eau à dix monnaies d'or. Visiblement, les clients s'en contentèrent.
Plus tard, nous découvrîmes, moi et mon associé de vente, une tour de diffusion sonore où nous jurâmes de venir émettre nos propres émissions de propagande pour l'Aubegarde.
Et la soirée repris son cours. Partageant une énième grillade avec sir Akéllios, et désormais le ventre lourd, je décidai d'aller me reposer une fois encore, quand d'étranges choses se mirent à avoir lieux. Pensons notamment à l'étrange et soudaine floraison d'un sol pourtant stérile, irritant visiblement au plus haut point le lieutenant de Nor Laedro !

Mais c'est en fin de soirée que des choses réellement perturbante eurent lieu. J'entends par là la présence d'une patrouille aéroportée de tortue, sillonnant la plage à la recherche de malfaiteurs, ou tout simplement de laitues. Mais également des tours de force du Capitaine, faisant montre de son talent au tout récent mais plein d’avenir "lancer de tronc", auquel il s'avéra être le meilleur sportif, probablement par le fait qu'il n'en soit encore que l'unique praticien.
Au sortir de la soirée, un "druide de feu", de ce que j'ai cru comprendre, nous a même rejoint sur la plage ! Mais comme je le dis si souvent, ce n'est pas parce qu'on veut réduire le monde en cendre que l'on n'a pas le droit d'être coquet. Le bougre utilisant divers objets tous plus ahurissant les uns que les autres, comme une "chaise-champignon géante" ou même un dédoublement, je me félicitai tout de même de ne pas avoir ses cheveux gras et cendrés.
C'est donc sur un discours et un pari enflammé avec le capitaine que la soirée s’achevât sous les projecteurs, et ce au sens propre du terme.
Utilisant la même babiole que le Capitaine, nous nous retrouvâmes par tout hasard tous deux en caleçon devant un généralissime pour le moins surpris.

Et voici venir la fin du dixième numéro des Livres des souvenirs.
Outrepassant peur-être mes droits, je me permet de glisser comme toujours cette note afin de vous remercier de m'avoir lu, et en espérant que la lecture vous fut des plus plaisantes.
Sur ces mots, je vous donne rendez-vous dans le prochain opus de la série, et il ne me reste plus qu'à vous dire...
Au revoir !

Ragthar Martel-de-Givre

Signé, Ragthar

Le mercredi 14 novembre 2012

Livre des Souvrenirs, tome VIII

Les mercenaires.
L'on pourrait penser à tort que tous ne sont qu'un ramassis de brigands, de voyous, de viles canailles ou de simples brutes.
Et cette pensée faussée pourrait être justifiée sans mal, compte tenu de la fréquence de sa véracité.
Mais, un contre-exemple suffit à démontrer qu'une règle est fausse, et une récente compagnie de mercenaires, dénommée "Le Talion" vint jouer ce rôle à merveilles dans un secteur où trop de bandits florissaient.

C'est donc dans ce contexte que cette-même compagnie eu l'extrême délicatesse et politesse d'organiser une cérémonie d'ouverture, où nombre de convives étaient appelés à participer. Une formalité dont beaucoup d'autres auraient pu se passer sans regret, mais qui semblait tenir à coeur à ces mercenaires-ci.
L'Ost étant invité, ainsi que votre fidèle auteur, a bien évidemment répondu présent.

Dépoussiérant mon gnomographe (quand adopterons-nous le label d'appareil photo ? Je suis sur que ça pourrait faire un carton mais personne ne m'écoute !), remontant mes bretelles et réajustant mes lunettes, je suis donc partie en quête de retracer au mieux cette soirée.
Sans plus attendre, c'est avec joie que je vous propose :

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Livre des souvenirs, tome VIII !

Comme toujours ne puis-je que vous proposer de vous installer dans un siège des meilleures factures, muni d'un bon café et d'un feu de cheminée, afin de revivre, ou de vivre, cette cérémonie.

Et maintenant, place à la lecture, que je vous souhaite forte agréable.

L'heure du départ pour la capitale est arrivée !
Les costumes enfilés, les cadeaux emballés, les chromes lustrés et les montures sellées, tout semble se dérouler pour le mieux !
A ceci près que tous les convives de l'Ost ne sont pas encore présent... Papotant de tout et de rien, nous attendîmes donc que les retardataires daignent ramener leurs séants afin de nous mettre en route.
Sir Akéllios ouvrant la marche, certains se mirent en tête de critiquer ma magnifique mécanique. Jaloux, ils n'ont rien trouvé de mieux pour se venger de ma coiffure.
La traversée d'Elwynn se fit sans encombre, malgré le passage mouvementé de Comté de l'Or, mais cela, nous nous y attendîmes.

Quelques passa...Animaux errants écrasés plus loin, nous arrivâmes enfin au devant du lieu dit. Après nous être débarrassés de nos montures, on m'ordonna de me rendre au fond de la ruelle du "Coupe-gorge", connu pour son immaculé criminalité, seul, afin de nous annoncer.
Note : Je soupçonne d'ailleurs aujourd'hui une tentative de faire disparaitre ma pauvre personne.
Sir Tiriel Nearemion, Capitaine du Talion, m'accueillit fort gentiment et décida même de m'accompagner afin de saluer l'Ost Pourpre personnellement. Un vrai gentilhomme.
Annonce faite, alors que j'allais innocemment donner mon présent, à savoir une boite de strudels préparés avec amour, je me fis dépassé par la Chambellan.
Bouillant de rage, que dis-je, de colère, j’eus la chance d'entrapercevoir arriver sir Fusil-de-Bronze, parfaitement chapeauté, mais inexorablement dénudé de ses mythiques lunettes, je décidai donc d'être solidaire de son chapeau.

 

Fait notable : la pègre Hurleventine était de la partie. Notons le regard suspicieux d'un Celelad aux aguets, contre l'air apeuré de sir Fusil-de-Bronze, ayant omis ses lunettes et désormais aux prises avec les plus grands gangsters des Royaumes de l'Est.
Cela se terminera d'ailleurs dans un bain de sang, puisque sir Fusil-de-Bronze décèdera d'un arrêt cardiaque inexpliqué (version officielle).
Tout ceci relève bien évidemment de la fiction. Quoique des idées pourraient germées de cette histoire...
Vint ensuite le moment fort de la soirée : sir Tiriel fit mandé tous les invités en dehors du bâtiment de la soirée, afin de prononcer un discours fort émouvant sur son ordre et ses engagements. A l'instar de ses officiers et membres qui suivirent sur un ton tout aussi solennel.
Notons que le capitaine du Talion prit même la peine de prendre la pose pour le livre !


 

Et la fête put commencer dans la bière et la bonne humeur !
Très vite cependant, des tensions entre des trafiquants et des fanatiques, d'un coté, et des démonistes hérétiques de l'autre, apparurent. Contre toute attente, ce furent ces-mêmes démonistes qui calmèrent le jeu en expliquant qu'il était impensable de se battre dans un tel contexte.
La fête reprit de plus belle. Buvant, chantant, sautant des toits même (parfois avec plus de réussite que d'autre), l'arrivée d'un homme, caché entre deux caisses, fut l'objet d'un intérêt quasi-général par l'assemblée, tant que deux worgens dont nous tairons les noms, occupés à se fricoter, furent grandement intrigués.
Ledit homme fut mené à l'intérieur pour décuvé, il ne semblait vraiment pas frais.
Fait notable : l'apparition d'un sombre "ninja" dans le fond de la pièce (quel nom stupide). Décidément, des bien sordides affaires se trament, dans les environs.



 

A noter qu'il y eut juste après le discours un banquet tout bonnement fabuleux. Mais pourquoi aucune image, crieriez vous au scandale ? Et bien pour une raison très simple. Je n'ai que deux bras (et une barbe), et un repas de cet envergure, ça se savoure.
Sir Celelad épata la galerie lorsqu'il dégaina un arsenal d'appareil de lancement de fusée explosive a caractère divertissante (nom officiel).
Et je dois avouer que le caractère divertissant fut prononcé, tant même que la Connétable et la Chambellan s'y essayèrent. Pour ma part, je n'y vis là qu'un autre moyen que de vils comploteurs mirent en place afin de bruler ma chevelure ou pire, ma barbe.
En arrière donc, je ne me retins pas pour autant de profiter de ce spectacle, car, grand bien nous en fasse, ce fut tout de même magnifique.
Même si une plainte d'un chevaucheur de griffon de la capitale ayant reçut de la poudre incandescente en plein vol apparut au frais du contribuable, le lendemain.


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Retournant fouiner à l'intérieur, les yeux encore rêveurs du spectacle de couleurs passé, je repartis donc en quête d'images croustillantes. Et qu'eus-je raison, de surcroit !
En effet, alors que je me dirigeais vers d’exquis petits plats encore intacts, un certain Kulwch, du Talion, fit, à l'instar de son capitaine, mandée notre attention.
Nous emmenant dans la ruelle, il escalada une pile de caisse afin de scander une prose des plus pertinentes envers son ordre.
Triomphe lui fut fait, et des fusées persistantes furent envoyées en son honneur illuminer le ciel.
Voici déjà arrivée la fin de soirée. Nombre de mes compagnons d'ordre eurent rendu les armes. Je fis honneur à nos hôtes en restant le plus tard que je puis me permettre, et je pus ainsi constater l'arrivée courtoise de certaines personnes, notamment de la Ligue des Marchands, venues transmettre leurs amitiés, mais également d'autres têtes m'étant totalement inconnues.

La fatigue se jouant de moi, je décidai finalement de capituler. Toujours dans une délicieuse politesse, le Talion me salua et me souhaita de faire bonne route.

Note de l'auteur : Comme à mon habitude, je me permets de glisser un petit mot à mes fidèles lecteurs, que je remercie d'ailleurs de savourer mes ouvrages.
Je rédige ce livre en l'honneur du Talion, ordre auquel je souhaite paix et prospérité, et que je remercie sincèrement pour la soirée qu'il nous donna d'apprécier.
C'est déjà la fin de ce tardif huitième opus de la série des Livres de Souvenirs, et, comme toujours, j'espère que la lecture vous fut plaisante.

Ragthar Martel-de-Givre

Signé, Ragthar

Le mercredi 14 novembre 2012

Livre des Souvenirs, tome XI

Les bonbons sont arrivééééééés !
Les citrouilles commencent à chanteeeeeeeeeer !
Il est l'heure de s'effrayer ! Et comme chaque année, le capitaine-panda-samouraï-qui-n'était-en-fait-pas-le-capitaine avait organisé une soirée du feu de potager pour fêter l'horrifiant événement.

Une soirée d'épouvante riche en frisson et sucreries, qui malgré la tentative désespérée de Juck le Citrouilleur, consistant à chaparder les confiseries pour mieux asseoir la domination légumière sur le monde, aura contenter les convives en émotions et bedaine.
Dans une ambiance morbide et cloitré dans un manoir, au milieu d'une ville embrumée, la terreur vint se joindre malicieusement aux invités, tous plus suspicieux les uns que les autres.
Empoisonnements, histoires d'épouvante, disparition de bonbons, concours de costumes, qui aurait pu supporter tant d'émotions ?
C'est donc l'esprit tout retourné et enfermé à triple tour dans sa nouvelle chambre de fonction que Ragthar entreprit de réaliser, avec un certain retard probablement du aux frayeurs passées, le nouvel opus de la série des livres des Souvenirs.

Alors n'attendez plus ! Et savourez avec moi ce terrifiant titre de la série des Livres des Souvenirs :

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Bien évidemment, l'auteur de ce livre nie toute affirmation visant à faire le rapprochement entre sa personne et ce malandrin de citrouilleur.

Un manoir sordide, des portes grinçantes, des écuries menaçantes, des vitraux inquiétants, des murs fait de sang !

Bien que quelque peu exagérée, cette description reste on ne peut plus dans le ton ! Et de fait, dès le passage du portail d'entrée, l'ambiance était donné ! Qui sait ce qui attendra les pauvres fêtards au delà des carrosses des convives en avance ? Seul l'avenir, et le samouraï capitaine, le diront ! Alors n'hésitez plus ! Quoique, en y réfléchissant, si, il serait malavisé de se lancer dans ce manoir sans y réfléchir par deux fois, et c'est donc fort d'un courage parfaitement inhabituel que votre serviteur s'élança dans les ténèbres de la demeure !

Les premiers convives déjà sur place nous accueillent d'une manière fort peu conventionnelle, habitués de soirées mondaines et d'opéra s'abstenir !
Des rires machiavéliques s'échappent des fiacres encore à l'arrêt, des hommes, femme tout de rouge, de violet, que dis-je, de noir vêtu se ruent sur nous ! A noter que le célèbre bandit "Joe Quer" ainsi que la Mort elle-même -rien que ça, messires-dames !- étaient de la partie !
Me réfugiant donc au coté du "supra-samouraï" -qui s'exprimait dans un dialecte fort extravagant, une enquête devra être effectuée-, sur de sa protection.
Aux aguets, nous attendîmes tous l'arrivée du reste de la troupe.

S'il en est un qui aurait été ravi, c'est bien Juck le Citrouilleur ! Divers sprotchelins, pousses et autre minuscule homme -en costume" citrouille vinrent se joindre au convoi. Nul doute qu'ils furent parmi les alliés de l'infâme citrouilleur. D'ailleurs, ne trouvez-vous pas cela des plus étranges qu'il n'ait pas encore frappé ?

Ces questions me quittèrent dès l'instant où un pirate, un vrai de vrai, vint nous rejoindre à grand coup de cris virils ! A vrai dire, il paraissait bien triste, ce moussaillon, en compagnie d'une magicienne, d'un gentilhomme, d'un... d'un brasseur ??
Puis la zizanie se fit l'envie de nous y rejoindre, sous la forme de deux humaines, dont la véritable identité m'est aujourd'hui toujours inconnue. D'aucun prétendront qu'il s'agissait de la connétable et de la chambellan. Mais on ne me la fera pas, à moi.

Dès lors du début de la soirée, après que le capitaine de l'Est ait inauguré l'ouverture du manoir, d'improbables tensions vinrent se joué des invité, que ce soient les dissensions entre ma personne et celle du héros du temps, ou encore les brasseurs-potirons et le trésorier-pécheur, nul n'était à l'abri d'une barqu...D'un coup-bas.

Très vite, et quelques friandises plus tard, deux clans se forment, que l'on peut apercevoir très distinctement. Des membres de la pègre de l'épouvante tentèrent d'ailleurs de fomenter un coup d'état. Fort heureusement, celui-ci se solda par un échec, étant donné l'absence de gouvernement en place dans l’autarcie des confiseries (C'est vrai !™)

Par la suite, le mystérieux vagabonds (qui n'était pas le capitaine Lamérable) nous invita à nous rendre sur un observatoire, du haut duquel il nous mit au fait des us et des coutumes de sa région. Laquelle consistait en l'espèce à lancer un papier dans un feu, malheureusement, votre serviteur ne pourra vous en dire plus.
En effet, c'est à ce moment que je disparu secrètement pour une raison inconnue. Mais soyez rassurés ! J'ai tout de même pu obtenir quelques images !
Enfin, notons la présence incompréhensible de Poulet, le poulet du Capitaine. Serait-ce son représentant, en son absence ?

Impossible ! Le sol se craquelle ! Tout le monde court au rez-de-chaussée pour se rendre compte d'un effroyable manège ! Et oui, ce n'est ni plus ni moins que l'infâme Juck, le Citrouilleur, qui vient de sortir d'un -selon ses dires- potagers avoisinants ! Le bougre clame à tout va qu'il compte bien mener une révolution, militant de dernier recours du mouvement séparatiste légumier, il est convaincu que le simple, mais horrible, fait de chaparder le coffre de bonbons sera le premier pas de sa révolution et d'une potentielle déclaration des droits du légume et du jardinier.

Aidé de ses compères potirons, le manant s'enfuit avec les friandises ! Autant dire que la réaction adverse ne se fit pas attendre ! Finies, les querelles d'antan, tous les convives s'accordent sur un fait : après ce sacrilège, le citrouilleur doit mourir ! Mais il est évident qu'il ne se laissera pas croquer si facilement !
Ainsi débute la première étape de la poursuite infernale ! Juck a piégé les monts environnants, bordant la route ! Et le danger est permanent, les convives doivent redoubler de prudence pour le rattraper tout en se mettant à l'abri des chutes de roches !

Le félon de citrouilleur, poursuivit par une meute de costumés enragés (et affamés) n'a d'autre choix que de s'enfuir dans les méandres de la vieille et tortueuse capitale de Gilnéas.
Et le bougre sait où il doit aller ! Redoublant d'efforts et de prouesses, les invités parviennent néanmoins à le rejoindre sur une place où le légume reprend ses forces, exténué.

Ainsi débute le deuxième défi : le mécréant se repose, appuyé à un lampadaire. Fatigué, il n'entend presque plus rien, et les convives n'ont qu'à se mouvoir discrètement pour tenter de l'attraper ! Mais voilà, le citrouilleur à des complices ! D'infâmes suicidetrouille qui, elles, entendent parfaitement bien, et s'élancent sur les invités un peu trop imprudent en les corrompant à jamais sous le joug de Juck.
Par chance, la vue de ces monstruosités est basée sur le mouvement.
Alors que les premiers experts parmi les invités parvinrent à se rendre auprès du voleur, celui-ci s'échappa à toute vitesse !
Et les convives de le poursuivre.

Le bougre se cacha un instant dans une cave, avant de fuir vers le quartier de la prison, dans lequel il décida de se cloitrer.
Par une immonde sorcellerie à base de soupe, il mit sur pied un mur de fibres, empêchant de le suivre. Mais l'intelligence des invités les conduisit en haut de la forteresse, par les toits de laquelle il parviendrait à rejoindre le chapardeur. Mais Juck à de la ressource, un dragon-potiron rôde dans les airs, et ne manquera pas de transformer quiconque est trop voyant où ne s'est pas caché à temps !
Rattrapé une fois encore, le Citrouilleur parvint sommes toutes à fuir de nouveau !

C'est maintenant dans un quartier résidentiel, aujourd'hui désert, que Juck décida cette fois de faire front et de défier les convives ! Le citrouileur dégaina un nombre gargantuesque de citrouille volantes non-identifiées et, bondissant de balcons en balcons, bombarda les convives !
D'effroyables pertes vinrent semer la déroute parmi les ranges adverses, mais ceux-ci tirent bons et parvinrent une fois encore à mettre le citrouilleur en fuite, le forçant à se retrancher dans l'ancienne Cathédrale.
Mais Juck n'a que faire des croyances humanoïdes, et ce lieu n'en sera pas moins son dernier bastion. Là, une effroyable surprise attend les créanciers de confiseries : l'armée de Juck est bien plus grande que les dernières estimations, et ce dernier, fort de ses acolytes, est bien décidé à faire ployer le reste des poursuivants sous sa coupe.
C'est une bataille rangée qui se fit littéralement rage dans le lieu de culte : les légumes d'un coté et l'alliance des Hommes et des El... l'Alliance de l'autre, chacun se battant pour un seul et ultime but : récupérer les bonbons.

Très vite, nombre des résistants ployèrent sous le courroux du roi-citrouille, et Juck décida d'entamer un duel contre son rival du soir : Rieffen, qui fit montre d'une habileté sans pareille en parvenant à contrer les vagues de citrouilles volantes !
Et dans un ultime exploit, le worgen parvint à arracher la victoire au Citrouilleur ! Incroyable, tout bonnement fabuleux ! Juck est vaincu, son pouvoir choit et les précédemment citrouillés recouvrirent leur apparence originelles !
Cependant, dans un ultime effort, Juck empoigna le sceau de bonbons et tenta une dernière fuite.

Qui se solda par un échec, Juck sauta sur une ruine d'un pont, bien décidé à jeter les friandises dans l'eau salée ! S'il ne pouvait les avoir, personne ne les aurait !
Mais c'était sans compter sur Chauve-souris Elfe ! Qui, alors que le samouraï avait sans aucune coïncidence disparut au même moment, se rua sur le Citrouilleur, le fit tomber à l'eau et repris avec honneur le du !
Acclamé, adulé même, le gardien de Hurlevent-cité était parvenu à achever le citrouilleur et à enterrer ses projets de révolution.

De retour au manoir, et les bonbons désormais sous la bonne garde du Trésorier qui prit à cœur de veiller sur ce trésor, les festivités purent reprendre, et c'est sur le traditionnel concours de costumes que la soirée s'enchaina !
Il y eut un bon nombre de costumes de valeurs et de gout, mais cette année, c'est entre Joe Quer et la Lapinet du Printemps que la compétition fut la plus féroce ! Et c'est un cas exceptionnel qui eut lieu ! Deux égalités de suite entre ces deux concurrents ! Devant pareilles circonstances, l'organisateur n'eut d'autre choix que de déclarer l'égalité ! Tous deux reçurent le titre de "Dompteur de Citrouille" !
Au même moment, je fis ma réapparition, à la table du buffet bien entendu, je suis et resterai un gourmet.
Bien évidemment, je déments officiellement toute affirmation faisant le rapprochement entre le citrouilleur et ma personne. Pour preuve : je suis bien mieux coiffé. Et avez-vous déjà vu une citrouille prendre soin de ses cheveux, hum ?

Le Héros du Temps survint à la cérémonie de fermeture, en déclenchant tout un panel d'artifices majestueux qui ne manquèrent pas d'en enchanter plus d'un et de faire se terminer la soirée en beauté.

Nous voici arriver à la fin de cet opus !

Comme toujours, j'espère que la lecture fut pour vous un véritable moment d'épouvante, et bien sur, de plaisir.
En vous remerciant, mes chers amis, et en espérant vous retrouver dans le prochain numéro des Livres des Souvenirs, je vous souhaite une joyeuse Sanssaint !

Ragthar Martel-de-Givre.

Signé, Ragthar