Grimoire

Le vendredi 30 juillet 2010

Foutu pays

Foutu pays

Qui a décrété que nous devions partir au front dans ce satané pays gelé ? Un sabot qui glisse sur une plaque de glace, et vous voilà écrasée au fond d'une crevasse, avec peu de chance que l'on retrouve votre corps un jour ou l'autre.

Je déteste le Norfendre. Je déteste qu'on m'y envoie. Je déteste voir mes compagnons de route supporter le froid mieux que moi. Et je déteste ce crétin de maréchal ferrant qui a proposé de me poser des fers aux sabots pour que "j'accroche mieux au sol".

- Propos recueillis auprès d'Hadjirah Saliha Lahidi, lors de son retour de Norfendre en compagnie d'Egmond de Darrow -

Signé, Hadjirah

Le jeudi 31 décembre 2009

Joyeuses Fêtes !!

Bonne année 2010

 

Signé, Lomah de Sangre

Le jeudi 9 juillet 2009

Mais qui est le Soldat Rainer ?


- Raaaah, putain de Fléau !
Rainer se plia en deux pour éviter un coup, se redressa d’un bond et jeta son épée en travers de la tête difforme de la goule. Une mâchoire cliquetante fit un vol plané à quelques mètres de là.
- Miséricorde, pardonnez ces jurons impies, pria-t-il en évitant les griffes chercheuses de la créature puante.
Il botta férocement les pattes agressives, réduisit quelques membres en miettes. Plusieurs crocs – ceux qui n’étaient pas partis avec la mâchoire – tentèrent de déchiqueter son bras.
- Mais tu vas crever !!
Il se jeta en arrière, vers un flambeau faiblard qui faisait principalement de la figuration dans ce vilain décor. Son épée dans une main, la torche dans l’autre, il assaillit le mort-vivant. Un coup à droite, un coup à gauche ! La bestiole craignait le feu et ne cessait de gronder. Enfin, il l’empala méchamment de son arme et en profita pour lui asséner le flambeau dans le ventre. L’autre ne résista pas longtemps.
- C’est comme ça que tu es bien, ignoble truc, lança Rainer d’un air dégoûté. Putain de Fléau !
Il dut se signer et demander encore pardon. La vulgarité, c’était le mal. Seul le Fléau pouvait le pousser à une telle extrémité.
Il revint vers le village saccagé, la mine sombre. Beaucoup de gens étaient morts cette nuit, massacrés en masse par ces saletés. La garnison en faction dans le coin avait mis du temps à se pointer, encore plus à riposter. L’attaque avait été virulente. Il n’y avait pas eu grand monde à sauver.
Les combats se terminaient sur des dégâts considérables. Rainer aida quelques uns de ses compagnons soldats, acheva des morts-vivants, libéra des villageois terrorisés – bien peu, malheureusement...

Pour lire la suite (écrite par Roan) : cliquez ici.

Signé, Roan

Le mercredi 11 mars 2009

Ode à Lordaeron

Ô prairie de mon enfance
Te souviens-tu des madrigaux fleuris
De nos charmants troubadours
Lorsque les vignes charrient
leurs foisonnant grains d'amour ?

Ô fleur de l'adolescence
Entends-tu le chant exquis
Des nos belles lavandières
Lorsque le linge se bat et vit
Dans le flot puissant de nos rivières ?

Ô champ de blé paternel
Comprends-tu l'exaltation de tes fils
Quand nos cloches au carillon béni
Sonne le ralliement éternel
De leur vibrante patrie ?

Ô muraille maternelle
Protèges-tu encore dans ton ventre
La cité des rois, belle et fière
Pour que jamais la guerre n'entre
dans tes tranchées nourricières ?

Ô impénétrables tombes
De nos cœurs violemment arrachés
N'oubliez pas que jamais ne succombe
La soif de justice de l'enfant exilé
pour Lordaeron, son unique épousée

Signé, Lomah de Sangre