Grimoire

Le jeudi 20 septembre 2012

Livre des Souvenirs, tome II

Le devoir de mémoire à quelques choses de délicieux. Plus qu'un devoir, il a quelque chose de respectueux, d'honorifique. La plupart des cultures, aussi vieilles soient-elles, ont toujours pris soin d'immortaliser les plus haut-faits de leurs aïeux. Culturels, scientifiques, sociaux ou martiaux, quel plus grand honneur que de faire perdurer les exploits de nos ancêtres ?

Il est des batailles qui se doivent d'être retenues. Des récits qui ne doivent pas être oubliés. Des contes si épiques que la décence même nous impose de les préserver.
Quel meilleur exemple que l'assaut de l'Ost Pourpre et de ses alliés sur Ulduar ? Quelle meilleure épopée que le siège de l'entrée de la prison du dieu fou ? Quelle plus glorieuse histoire que la coordination et l'entente des soldats ?

En tant qu'écrivain acharné, il est évident que je ne puis décemment laisser les générations futures dans l'ignorance des exploits militaires de cette soirée. Au début comme à la fin de l'assaut, en première ligne comme au volant des formidables engins mécaniques dont nous disposions, l'Ost a su faire preuve d'une discipline remarquable. Et c'est forts de cette qualité que nous vînmes à bout de nos adversaires, il n'y a aucun doute là-dessus.

C'est donc après un voyage des plus redondants et fastidieux -que j'ai la grâce de vous épargner- que, de retour dans ma chambre, alors écuyer, de la tour de garde, j'entrepris la rédaction du :

En première page, en lieu et place des remerciements et autres personnes envers qui il est usage d'indiquer les respects de l'auteur, trône une petite griffe, d'une calligraphie raffinée, suggérant l'habitude des vélins de la part du rédacteur.

"Note de l'auteur :

A l'instar de son prédécesseur, ce recueil est dédié à mes amis de l'Ost Pourpre. Il contient l'immortalisation de la bravoure de ses soldats, de la vaillance de ses alliés et du courage des deux.

A vous, chers amis, j'offre ce témoignage authentique d'une des plus grandes batailles qu'il nous ait été donnée de livrer, sans aucuns doutes dessus.

Puissiez vous toujours aller dans l'honneur."

Après avoir bravé les flots capricieux de l'océan, défié les plaines désolées de la toundra, les neiges de la désolation, après avoir profité du calme de la forêt de cristal, pour ensuite reprendre la route au milieu des cimes éternelles des pics foudroyés, où le malheureux ignorant ne manquera pas, au détour d'une plaine, de se perdre parmi les neiges obscures et les ravins dissimulés, nous parvenons enfin au lieu dit d'Ulduar.

La citadelle ne manque pas d'en impressionner plus d'un. Si vaste qu'elle comble l'horizon, s'élançant fièrement et sans rougir parmi les cieux assombris par les nuages incessants de la région, ses tours, ses bastions et ses donjons défient avec arrogance l'aventurier et le combattant. Nombreux aurait pâlit face à une telle grandeur, et si nous n'étions pas tous transis par le froid mordant qui ceignait alors nos pauvres os glacés, j'aurais été le premier à m'extasier devant une telle oeuvre des Titans.

Mais oubliant un instant mes élans d'historien et de professeur, je me contente alors de m'émitouffler dans lune de ces énormes guimpes que le Capitaine Lamérable avait eu la pertinence de prévoir, rabattant les forures sur mes épaules, tandis que les silhouettes de nos compagnons sortent du blizzard, un peu plus loin. La réunion ne se fait pas attendre, la connétable de Nor Laedro ordonne le rassemblement cependant que le capitaine nous expose la situation, avant de nous expliquer les manoeuvres globales de la soirée. Alors que le froid se fait de plus en plus insoutenable, nous nous réjouissons alors tous d'entendre les officiers lancer l'invasion... Paradoxalement, je me dois de l'avouer. Après avoir récupérer nos effets, armes et baluchons, nous nous rendons alors en ordre en direction des imposantes portes de la citadelle, la boule au ventre. Nous étions alors accompagnés de quelques membres de la confrérie des Hordeux Contrôle, de nos frères Aigles de Wildhammer mais également de quelques vagabonds. Allez savoir comment ces derniers en étaient arrivés là, toujours est-il qu'ils nous offraient leur aide, et que nous l'avons accepté.

Si nous étions tous plein d'entrain, malgré la peur ambiante, de pénétrer les portes d'Ulduar, il s'avère en réalité que la chose fut bien plus difficile dans la pratique. Et ce notamment par le fait qu'aucun type d'escalier ou d'accès ne menait à ces-dernières. Un énorme pont en ruine nous surplombait alors, qui devait servir du temps de ses occupant à accéder à la citadelle. Aujourd'hui impraticable, nous ne parvenons que des dizaines de minutes plus tard à accrocher en son sommet plusieurs grappins, et à improviser un ingénieux système d'ascenseur jusque sur le pont. J'ai toujours voulu rencontrer un titan, on les dit gigantesques et fabuleux. Je dois avouer que ce que j'ai pu voir durant cette soirée a achevé de me convaincre à ce sujet : le pont, large de plusieurs centaines de pieds, s'étendait et disparaissait derrière nous jusque dans le brouillard du blizzard, surplombant un gouffre si profond qu'il ne semblait pas avoir de fin, et s'achevant en son autre extrémité aux pieds de l'entrée de la forteresse tout aussi fantastique.

Alors que nous surgissons du tunnel conduisant à l'intérieur d'Ulduar, je dois avouer que plus d'un en fut époustouflé. Si le lieu semblait gargantuesque d'extérieur, loin s'en fut de la réalité de la chose. Arrivant dans une cour intérieur faramineuse, et vaste d'un espace indécent, nous pouvons apercevoir des dizaines de tours, de forteresses, de donjons ceints de passerelles fantastiques, sur lesquelles trônent des tourelles mécaniques, prêtes à balayer quelque espèce d'attaque que ce soit. Les mots me manquent pour vous donner à voir ce que nous pouvions alors observer, je me contenterais donc de dire que tout semblait sortit de nos rêves les plus fous.

L'ensemble était mystique, des dizaines, que dis-je ! Des centaines de nains de fers nous attendaient de pied ferme, campant fermement leurs positions. Leurs renforts arrivant incessamment par le biais de transport magique implantés à l'intérieur de tours de pierres, et dont le mécanisme semblait alors indestructible.

Et cela aurait bien été le cas d'espèce, si la ligue des Explorateurs ne tenait alors la cour principale, et y avait installé un campement fortifié de magie et de barricades. Heureusement pour nous, Brann Barbe-de-Bronze et sa troupe avait prévu de quoi percer les défense insensées nous barrant alors la route. Les officiers se concertèrent tandis que nous nous préparons à l'assaut imminent. Au bout de quelques minutes, il fut décider de scinder nos troupes en plusieurs groupes d'attaque. Pour ma part, votre serviteur a eu l'honneur d'être placé sous le commandement du chevalier Egmond de Darrow, dans une compagnie répondant au nom d'Hydromel, et alors formée dudit commandant, de moi-même ainsi que de sir Mazdon, dame Velgari et dame Abeline. Je ne connaissais alors pas cette dernière, et ne manquais pas de me présenter en bon gentilnain que je suis, avant que l'assaut ne soit ordonné.

M'entendant quelque peu en matière de mécanique, ou du pilotage tout du moins, je décide alors de prendre le temps d'une révision de dernière minute à l'aide de certains bricoleurs qui ne manquèrent pas de me tenir la langue sur leur labeur. Une fois opérationnel, j'ouvrai la petite écoutille d'accès au poste de conduite, avant de me faufiler au siège de conducteur, cependant que ser De Darrow prenait quant à lui le poste d'artilleur en chef, coordonnant le personnel nous accompagnant dans la manoeuvre de cette merveille d'ingénierie.

Je pense qu'il n'est pas donné à tout le monde de vivre pareil moment, et je suis fichtrement heureux de l'avoir suivi. Un assaut d'une telle ampleur à quelque chose de grisant. Ce petit quelque chose qui vous fait oublier la peur et les affres de la guerre. La défense d'Ulduar s'écrase littéralement sur nos blindages, leurs colosses ne parvenant qu'à nous ralentir et à nous offrir quelques rayures. Seul un démolisseur fut mis en pièce alors qu'il se fit surprendre par un monstre de mécanique, semblable à une arachnide gargantuesque. Mais même cette abomination ne fit de vieux os face aux feux croisés de nos chars, finissant par passer l'arme à gauche, si vous me permettez ce jeu de mot, nous permettant enfin de reprendre notre chemin.

La poudre vole tandis que les obus fusent et explosent, répandant explosions, feu et dévastation. Bien vite, il ne reste que ruines et désolation derrière nous, les barricades en ruine et les forteresse balayées. Nos chars continuent leur oeuvre sous un concerto d'éclats explosifs et de tirs de barrages, de missiles et de crache-flammes. Enfin, la route semble dégagée.

Un répit bienvenu se présente à nous sous la forme d'une pause mandée par nos dirigeants, que nous accueillons avec grand' joie, reposant séant et baluchons à-même le sol pour les plus éreintés. Hélas, ce relâchement est de courte durée, cependant que d'énormes et effrayants fracas métalliques résonnent alentours. Les échos de cette mélodie nous parviennent aux oreilles comme autant de requiems alors que nous en observons la source : une espèce de création de métal et de fusibles, se mouvant naturellement et tenant l'entrée de la citadelle avec fierté, nous provoquant avec une légèreté étonnante. La simple vue de ce colosse ne manque alors pas d'en faire hésiter plus d'un, et c'est grâce à l'éloquence et aux discours du capitaine qui parvient avec une facilité déconcertante à nous remettre du baume au coeur que nous nous élançons dans un cri de guerre à l'encontre du monstre de plaques.

Je crains ne pas entendre grand chose en matière de combat à proprement parler, aussi ma sémantique risquerait d'être insuffisante concernant les exploits martiaux de mes compagnons. C'est pourquoi je passerais ce point, me contentant de vous avouer que la discipline était une fois encore au rendez-vous.

Je puis cependant, pour me faire pardonner cette zone d'ombre, vous détailler la stratégie brillante mise au point. Nous étions alors parvenu à faire venir quelques-un des engins de sièges parmi les plus endommagés avec nous. Ils n'étaient clairement plus en état de défaire la merveille technologique nous faisant face, mais amplement suffisants pour l'endommager ou à défaut détourner son attention. Tandis qu'après avoir bloqué les commandes, les chars vinrent se briser sur les chevilles de métal du colosse, arrachant plaques de protection et nous offrant quelques faiblesses parmi la carlingue du monstre, nous nous élançons directement contre lui. Tranchant et sectionnant câbles, fusibles et engrenages. Le monstre, une fois au sol, tenta bien de nous balayer de ses massifs bras. Heureusement pour nous, la célérité de nos plus grands épéistes vint à notre secours, cependant que la lumière électrique des prunelles de verre de la machine perdait de leur éclat. La victoire est à nous ! Quelques hourras retentissent, tandis que, moi, je me contente de m'asseoir et de reprendre ma respiration.

Mais nous n'avons pas encore fini. Ce n'était là qu'un amuse-bouche, voyez-vous ? Notre but est de joindre les tréfonds de la ville, et nous entendons bien y parvenir. Mais désormais, il ne faudra plus compter que sur notre expertise, l'entrée se faisant au moyen d'un transporteur arcanique personnel des plus impressionnants, je dois en convenir.

Si nous pensions ce tantôt que les défenses de la ville étaient sans limite, nous étions en réalité bien loin du compte. A peine usons-nous du transporteur que nous arrivons face à une véritable marrée de défenseurs en armes, prêts à en découdre. Certes, nous étions nous-même d'un nombre certain, mais nous n'avions alors absolument aucune chance face à une telle armée. Résignés, nous convenons que la citadelle restera aux mains des nains de fers pour quelques moments encore, et décidons d'emprunter de nouveau le transporteur jusqu'en la cour précédente.

Et nous qui pensions notre combat achevé, envisageant déjà un repos bien mérité, nous déchantons bien assez tôt. Là où nous n'avions laissé que débris de machines, reliquats de bastions et ruines de pierre se tient désormais un immense dragon cuirassé, d'une espèce qui m'était alors inconnue, et que je sais aujourd'hui se dénommer "Proto-drake". Revêtant une armure complète d'un métal noir qui aurait dû le maintenir au sol par son poids, nous comprenons vite que cette violation des principes physiques doit résider en ces runes luisantes ornant les plaques des armatures.

La monstruosité nous remarque aussitôt, et se prend le loisir de nous canarder de son souffle ardent, alors que nos plus féroces porte-pavois s'enhardissent de leur courage le plus noble, formant une véritable carapace de leurs écus. Mais cette acte de bravoure ne nous parait alors qu'un simple report d'une mort inévitable. Et je dois avouer que nous devons notre salut à la ligue des explorateurs qui, usant de mousquets et de harpons, parvient à faire chuter le dragon au sol. Nous nous empressons alors de lui offrir notre réponse en le privant de ses runes, le clouant au sol. Grâce à la coordination de nos troupes et des artilleurs nains, nous parvenons à défaire le monstre non sans perte, les crachats de flamme du dragon redoublant de férocité et entamant nos lignes.

L'on nous ordonne alors la fin de l'expédition, tandis que nos arcanistes parmi les plus efficaces s'échinent à stabiliser un portail de transport magique en direction de la capitale d'Hurlevent. Ce n'est qu'au bout de plusieurs minutes d'efforts considérables de la part de plus d'une dizaine de magiciens que la voie est ancrée à notre plan, et qu'une procession commence alors en direction du portail.

Nous parvenons éreintés au sein de la capitale. Nous rendant aux écuries, nous empruntons quelques montures, décidant de nous rendre à notre bastion à la lisière de la forêt d'Elwynn, alors que la plupart de nos compagnons préfèrent loger dans les établissements de la ville, trop éreintés pour rallier le chemin. Et la suite, vous la connaissez : me voilà assis dans ma chambrée, voûté sur mon bureau à vous conter cette aventure.

Signé, Ragthar

Le jeudi 31 mai 2012

"La Faucille"

Paullariand Dourenté est toujours porté disparu, malheureux dommage collatérale d'une vendetta contre l'ambigüe Flinson Steelwood, orchestrée par un groupuscule Gilnéen des plus hargneux. Le premier contact à Thelsamar avec les ravisseurs ne s’est pas présenté sous les meilleurs auspices : Hobbins Delamont, seconde tête de l'empire Steelwood ne semble pas près à travailler en total confiance avec L'Ost Pourpre alors qu'un sérieux relâchement disciplinaire écartèle l'efficacité des soldats de la cloche.

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Signé, Lomah de Sangre

Le mercredi 4 avril 2012

"La Louve de Lordaeron"

La publication de la "Louve de Lordaeron" semble avoir suscité un certain nombre de remous autour de l'Ost Pourpre, à commencer par cette série d'agressions inexpliquées qui touchent certains de ses membres, perpétrées par des humains déguisés en villageois. Dernier méfait en date, bien qu'il ne soit pas officiellement revendiqué : l'enlèvement de Paullariand Dourentée, Secrétaire Général de l'Ost pourpre, alors qu'il était en rendez-vous officiel avec Flinson Steelwood, le magnat des affaires.

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Signé, Lomah de Sangre

Le mercredi 4 avril 2012

"Les règles du Jeu ont changées"


"L'Ost Pourpre a fêté ses quatre années d'existence en octobre de l'année passée. L'arrivée du Cataclysme a bouleversé les projets de la Connétable Aurys de Nor Laedro, mandatée par la mystérieuse organisation Nouvelle Arathor pour accélérer la création d'une loge à Hurlevent et attirer de nouveaux adeptes via l'entreprise militaire et humaine des Fils du Nord.
La Connétable passe tout son temps au travail, ce qui n'est pas sans impact sur sa vie conjugale. De même, elle se voile la face devant les difficultés éprouvées par son bras droit et amie, le Chambellan Lomah de Sangre, tiraillée entre son amante, Hadjirah Lahidi, touchée par un mal inconnu et plongée dans le coma, sa nature particulière et son devoir d'Officier. Aurys se repose alors sur la vénérable Zorahé, dont les interrogations sur son passé sont remontées à la surface, et Tellxeios, l'efficace trésorier, revenu après un long exil obligatoire pour échapper à ses créanciers.

Malgré l'enquête approfondie menée par Doréane, Kothran, Elicetian et Lyranys, sous l'égide de Lomah de Sangre et les mises en garde qui en ont résulté, la Connétable, pressée par la Loge Première de la Nouvel Arathor, décide malgré tout de confier le financement du Festival du Nord au désagréable Flinson Steelwood qui s'offre une seconde virginité morale en s'incrustant dans l'action des Fils du Nord.

A l'aube de la fête du Voile d'Hiver de cette année là, le bilan est un peu sombre.
Odeline de Quelliade et son mari, Thelomnius ont du mal à surmonter les épreuves infligés à leur couple. La prêtresse se plonge intensément dans son devoir de Lieutenant et son office à la Chapelle du bastion, supplée par Hadariel Saer, afin d'oublier les démons de l'adultère qui plane sur son mariage.
Lixia, médecin émérite, déserte mystérieusement ses fonctions laissant une infirmerie vide et plongeant le pauvre Paullariand Dourenté, promu secrétaire générale administratif, dans un chaos de propositions d'embauches qu'il doit gérer seul, sa précieuse supérieure, Hadjirah Lahidi, n'étant toujours pas revenue à elle.
Lomah de Sangre, quant à elle, maquille son désespoir sous d'épaisses couches de maquillage et de cynisme. Tout ce qu'elle a entrepris jusqu’à présent s’est soldé par des échecs cuisants : L'Echiquier peine à se relever des pertes dues au Cataclysme et à ses conséquences politiques, ses expériences alchimiques ont été réduites à néant, laissant comme seule rescapée Doréane Salandor, et sa précieuse Hadjirah semble vouée au sommeil éternel. A mesure que s'étend le pouvoir de Ragnaros sur les terres d'Azeroth, elle entend son appel et songe de plus en plus à partir le rejoindre, convaincue d'être une bombe à retardement pour les siens. Cette perspective réjouit Khalys, réprouvée et Némésis de toujours de la rousse incendiaire qui lui propose de l'accompagner sur les Terres de Feu pour confronter ses angoisses.

Néanmoins, une nouvelle année offre une nouvelle renaissance.

Le premier conseil des Fils du Nord depuis presque un an se tient à Stromgard. Le paysage des alliés de l'Ost pour reconquérir les terres du Nord a considérablement changé, mais les motivations sont toujours là bel et bien réelles et un objectif militaire se dessine enfin pour les prochains mois à venir : Andorhal.
Hadjirah Lahidi ouvre enfin les yeux. Amoindrie à jamais, elle quitte ses fonctions de Sénéchal pour devenir Archiviste de l'ordre.
Doréane prend son courage à deux mains et interroge enfin Lomah sur la nature de l'intervention qu'elle a pu subir pour échapper à la maladie de la Chonya. La réalité la secoue et ne fait que resserrer ses liens avec la Chambellan, un peu malgré elle.
Zorahé recouvre pleinement sa motivation et s'implique activement à soutenir une Aurys de plus en plus débordée par son travail.
Tellxeios a ouvert un commerce de pierres précieuses florissant.
L’Échiquier recrute en grand secret parmi les membres de l'Ost.
Suivant les plans de la Loge Première, Aurys débute la mise en place d'une Loge de la Nouvelle Arathor à Hurlevent, en préparant l'initiation d'Odeline.
De son coté Kothran Merath décide de faire cavalier seul et s'adonne à une chasse au réprouvé quasi suicidaire. Mais n'est-ce pas dangereux pour un chevalier comme lui, au lourd passé carcéral, de s'adonner à ce genre de vilain petit jeu ?

De nombreuses nouvelle recrues font également leur apparition, prêtes à écrire leur propre récit dans la grande épopée de l'Ost Pourpre.

C’est sur ces entrefaites qu'apparait une mystérieuse jeune fille, du nom de Freckles, qui aborde Archibald Demes pour lui confier un étrange secret. Elle viendrait du futur, serait Karin de Sangre, la fille du Chambellan, et aurait gravi les Grottes du Temps pour prévenir son père adoptif d'une terrible menace : Le jour où sa mère viendrait à disparaitre de l'Ost pourpre, la vie d'Aurys serait menacée par un assassinat, entraînant par la suite un enchainement d’événements funestes aboutissant à la destruction totale de l'humanité par la Val'kyr Sylvanas.
Est-ce la une vérité ou les élucubrations d'une pauvre folle ?
Et que penser de cet ouvrage polémique paru à Hurlevent au sujet de l'Ost Pourpre et de sa dirigeante, ouvrage dont la rédaction semble commanditée par des intérêts opposés à ceux des Fils du Nord ?

L'avenir nous le dira..."

Signé, Lomah de Sangre