Carnets de voyage

Le vendredi 25 avril 2008

Carnet de voyage : les temples oubliés

Lorsque l'on fuit un ennemi redoutable, bien souvent, nos pas nous mènent vers des lieux sordides, sombres, humides, enfin toute cette sorte de choses que l'on a généralement que très peu envie de revoir une fois le danger écarté...
Cette fois-ci, je m'étais aventuré un peu trop près de la porte du domaine interdit de Zul Gurub. Pris en chasse par plusieurs guerriers et mages, je fuyais vers les hauteurs d'une tour, puis sautait vers les collines... Quelques dizaines de mètres plus loin, je parvenais à semer mes poursuivants, mais alors que je vérifiais qu'ils retournaient à leurs postes, je glissais sur une paroi humide et tombait à la renverse. Je chutais alors dans un petit étang, et pendant que je vérifiais à quel endroit je pouvais bien me trouver, je fus pris d'une certaine terreur... Je voyais la porte du domaine des temples trolls, mais depuis l'intérieur ! Jamais je ne survivrai à une telle bourde !
Mais fait étrange, je n'entendais strictement aucun bruit. Aucun son. Absolument rien hormis le chant des oiseaux... Et si, dans le lointain, je percevais le bruit lancinent des tambours, aucune vie ne semblait animer les lieux. Je me risquais alors à avancer sur les chemins où d'ordinaire, de puissants guerriers montent la garde.
Personne.
Les lieux étaient déserts. Absolument déserts. A croire qu'un évènement extraordinaire avait poussé l'intégralité des occupants à se rendre ailleurs... Je n'allais pas m'en plaindre, remarquez !
Ainsi, je commençais à explorer les alentours immédiats lorsque je tombais sous le charme de la beauté des lieux. Le mélange harmonieux entre les vieilles pierres et la nature me fascinait.
Quel endroit magique. J'en enviais presque les trolls de se garder ce coin de paradis pour eux seuls. Quoique, qu'attendions nous pour les déloger une bonne fois pour toutes ?
Mais en attendant, j'étais seul et pas vraiment apte à leur botter l'arrière train s'ils revenaient à l'improviste. J'abandonnais donc mes rêveries et commençais à arpenter les temples, tous plus magnifiques les uns que les autres...
L'augmentation imperceptible et progressive de l'intensité des tambours me rappela rapidement à l'ordre. Il se passait quelque chose. Sortant d'un immense temple situé au nord est, les aspects-dieux des trolls sortirent lentement, un à un... Ils regagnaient leurs temples...
Je regagnais rapidement la sortie, espérant que les gardes à l'extérieur participaient à cette cérémonie, ou je ne sais quoi d'autre, et quittais les lieux, non sans me retourner une dernière fois vers ce spectacle dont je ne me lasserai jamais...

Signé, Salazaar

Le dimanche 23 mars 2008

Carnet de voyages : la tombe du héros oublié

Il est des fois où le destin nous mène en des lieux pour le moins... étranges.
Je me souviens de la première fois ou j'ai découvert ce lieu. Je chassais les vautours et autres loups infestant la région, lorsque je me trouvais en fâcheuse posture. Disons carrément que je fuyais éperdument devant une meute de ces loups affamés, n'en menant pas très large... Lorsque dans cette fuite, je suis tombé dans une espèce de crevasse... Alors que je me relevais, je vis les loups, restés en haut, cherchant à venir me terminer mais comme arrêtés par un mur invisible, celui de la peur... Etonnant pour de telles bêtes... Mais cet abri providentiel restait néanmoins un piège, les loups ne semblaient pas vouloir décamper comme ça. Je me mis donc en quête d'une autre sortie... Et après quelques pas, je constatais que le sol était constitué de marches taillées dans la roche, de même que le couloir. Une ruine...
Après avoir parcouru une bonne cinquantaine de mètres d'une descente particulièrement raide et hasardeuse dans le noir, j'arrivais dans une grande pièce. Il y régnait un silence ... de mort. Des alcôves dans les murs abritaient des cercueils, et deux cadavres, enfin ce qu'il en restait, étaient allongés sur le sol, devant une autre alcôve plus grande que les autres... Au fond de cette alcôve, était assis ce qu'il restait d'un roi ou d'un grand héros, sur un majestueux trône de pierre. Une large épée reposait à ses côtés, ses doigts crispés sur la garde, la serrant pour l'éternité...
Ce cadavre dégageait une aura de puissance, une grâce éphémère qui avait pourtant su résister aux ravages du temps, contrairement au corps...
Lorsque je sortis bien plus tard, à la faveur de la nuit, les loups avaient disparus.
La nuit était tombée, et j'aperçus la lueur du camp nain que je cherchais à quelques lieues... Je ne parlais pas de ce lieux à ces chasseurs de trésors, celui qui reposait la devait rester en paix, comme il le faisait depuis certainement de très longs siècles. Néanmoins, il m'arrive, lorsque je passe dans les environs, de faire un détour par cette tombe afin de perpétuer la mémoire de cet inconnu, afin que dans son éternel repos, il bénéficie toujours d'un peu de respect...

Signé, Salazaar

Le jeudi 13 mars 2008

Carnet de voyage : l'aéroport de Forgefer

Comme peuvent en témoigner les nombreux "incidents" ayant lieu dans mes ateliers situés derrière le Bastion, je suis tombé amoureux de la technologie. Et bien que je préfère celle des gobelins à celle des gnomes, je ne pouvais qu'être en admiration devant la conjugaison des savoir-faire nains et gnomes réunis. Deux lieux ont immédiatement attiré mon attention : le tramway des profondeurs qui relie Hurlevent à Forgefer, et l'aéroport de Forgefer. C'est de ce dernier dont je vais vous parler aujourd'hui.
Au sommet de l'énorme massif montagneux qui abrite la cité naine, ces derniers ont installé un campement pour le moins étrange. Il sert en effet à rassembler la fine fleur des pilotes nains, manieurs de ces machines formidables que créent et entretiennent avec amour leurs cousins gnomes : les avions.
La première fois que j'aie mis les pieds sur l'aéroport, guidé par un ami, car le chemin secret qui y mène est affaire d'initié, j'ai été surpris par la simplicité des lieux, qui dégage en même temps une aura de puissance dont seuls les nains sont capables.
Deux longues routes planes et rectilignes, l'une servant à la manoeuvre des engins, et l'autre à leur stationnement et leur entretient, entourés de batisses naines...
Alignés au cordeau, amoureusement bichonnés par les ingénieurs les plus habiles, plusieurs appareils attendent avec quiétude que les remous de la guerre ne demande à ce qu'ils prennent leur envol. Un peu plus loin, un nain et une gnominette (gnome, gnomette ? je ne sais pas comment l'on parle des femmes gnomes...) bavardent avant que l'appareil sous leur garde ne prenne son envol pour un tour d'essai.
Flanqué entre deux pics rocheux, cet endroit fourmille de monde, au milieu du calme de la haute montagne...
Plus loin, si vous le désirez, vous pourrez trouver le chemin qui mène jusqu'au toit du monde, le pic le plus élevé de tout Azéroth, où flotte l'étendart de Forgefer... Mais ceci, tout comme le tramway, fera l'objet d'un nouveau carnet...

Signé, Salazaar

Le jeudi 6 mars 2008

Carnet de voyage : Forgefer

Lorsque je suis arrivé pour la première fois à Forgefer, c'est par le tramway des profondeurs (auquel je compte bien l'un de ces jours consacrer quelques pages... quelle invention étonnante !). Entrer si profondément dans la terre, au milieu de la technologie gnome et du savoir-faire nain, fut une expérience surprenante. Mais quelle ne fut pas l'étendue de cette surprise lorsque j'ai quitté ce tramway, pour pénétrer dans l'enfer de la cité naine !


Un enfer digne de ce que j'avais pu imaginer : colossale construction ancrée au coeur de la terre, enroulée autour d'un immense temple dédié aux créateurs : la Grande Forge !
Une chaleur insoutenable, une activité silencieuse mais acharnée, une vue grandiose, l'impression de se sentir vraiment minuscule face à la puissance de ces petits êtres au demeurant si sympatiques !
L'ensemble de la cité mérite que l'on s'y attarde à admirer le travail des nains. Mais j'ai jeté mon dévolu sur trois en particulier : la bibliothèque, la grande forge et l'entrée monumentale...
La grande forge est le coeur de la cité. Un lieu dédié à la puissance de la pierre et du métal, et à ceux qui le travaillent sans relâche. Accueillant le maitre des griffons de la cité, c'est l'endroit ou tout naturellement vous arriverez en premier lieu lors de vos déplacements par la voie des airs... Cette arrivée, au dessus de la fournaise et de la lave en fusion, déversée au coeur de la montagne par de gigantesques hauts fourneaux, a de quoi intimider les plus aguerris.

 


Une énorme enclume trône en plein centre de ce lieu, dédiée à la puissance des Titans. Allez y jeter un oeil, elle est vraiment ... magnifique!

Ensuite, à quelques mètres seulement de cet enfer enchanteur, règne un calme ab temple dédié au savoir : la bibliothèque de Forgefer. Alimentée par la guilde des Explorateurs, cette bibliothèque recèle des secrets immenses, que seuls les nains connaissent. A côté des livres soigneusement rangés dans une immense rotonde, l'on peut admirer certains obsolu dans unjets, ossements ou autres souvenirs aussi saugrenus que rares, ramenés par les agents de cette fameuse guilde. De plus, chacun est invité à contribuer à l'alimentation de cette bibliothèque, et ces carnets, lorsqu'ils seront terminés, y trouveront très certainement leur place.


Enfin, je ne peux parler de Forgefer sans évoquer ce qui rend cette cité si impressionnante lors d'une première visite : je veux bien entendu parler de l'entrée monumentale.
Gueule immense, ouverte en grand sur les paysages grandioses de Dun Morogh, on y accède par une longue montée sur un large chemin. Une fois devant l'entrée, il faut sérieusement lever la tête pour voir le sommet des bâtiments accrochés à flanc de montagne. Un long couloir, formant un té, mène dans la gueule au fond de laquelle une immense statue monte la garde. Pourvu qu'elle ne s'anime pas, pensera le visiteur non désiré !

Signé, Salazaar