Le samedi 26 avril 2008

Carnet de voyage : le Tram des Profondeurs

Je vous ai déjà parlé de mon gout pour les inventions technologiques effarantes sorties des cerveaux embrumés des gobelins ou des gnomes. Moi même, sans avoir le talent de ces inventeurs géniaux, ai par ailleurs quelques réalisations plutôt surprenantes... Mais je voudrai vous parler ici de ce qui a fait naitre cette passion.
Hormis le fait que mes parents adoptifs aient été très proches d'un ingénieur de talent, c'est un voyage entre Forgefer et Hurlevent qui a déclenché cela... En fait, je ne suis jamais arrivé à Hurlevent ce jour la...

 

 J'avais rendez-vous pour acheter une monture. Me trouvant à Forgefer, et pressé de rejoindre le camp de bucherons du val de l'ouest, je demandais à un badaud le chemin le plus rapide pour rejoindre Hurlevent. Le badaud en question, est-il nécessaire de le préciser, était nain. Ce n'est pas sans une certaine fierté que le gaillard me mena jusqu'à l'entrée du tram, en me vantant à chaque pas ses mérites, et m'assurant entre chaque pas que j'irai bien plus vite par ce moyen que par les airs... De plus, il ajouta que je ne risquai pas de voyager mouillé s'il se mettait à pleuvoir...
Lorsque je me retrouvais devant la gueule béante du tunnel, je mis quelques instants avant de pouvoir entrer... C'est la main solide du nain, exerçant une vigoureuse poussée dans mon dos, qui m'aida à franchir le cap. Je l'entendis alors me dire "rate pas la marche en montant dans le wagon !"...
Puis je m'enfonçais dans la structure...
Un quai immense, deux voies taillées dans la roche, s'enfonçant dans deux tunnels éclairés, descendant dans les entrailles de la terre.
Sur un mur, un panneau affichait de petites lumières clignotantes, un passant m'indiqua qu'elles représentaient la position des trains... Un n'allait pas tarder à arriver.
Je me plaçais alors devant la rampe, et les trois wagons qui composaient cette rame vinrent se placer juste en face dans un bruit assourdissant. Ils pouvaient accueillir nombre de voyageurs. Je montais, et la rame repartit droit dans le tunnel, à une vitesse effarante.
Par palier, elle descendit dans les profondeurs d'Azeroth... Eclairés seulement par les balises régulièrement espacées, je constatais qu'un espace permettait de parcourir les lieux à pieds, sans risquer de se faire écraser par les wagons... Surement pour l'entretien.
Puis, d'un coup, nous nous enfonçâmes dans des profondeurs marines. Je retenai ma respiration et me préparais à nager, mais aucune eau ne vint à ma rencontre. J'étais encore sous le coup de la stupeur lorsque le train entra à nouveau dans un tunnel, avant de commencer à remonter... Comment était-ce possible ?
Je sautais alors de mon wagon, et me mit à courir vers cet endroit incroyable : les parois des tunnels étaient constituées de verre, et tout autour de moi, les fonds marins !
Alors que j'observais une épave de navire, je vis s'approcher doucement un scaphandrier... de toute petite taille... Le gnome inspectait le fond à la recherche de quelque trésor.

Je restais quelques heures, à admirer les constructions sorties droit du cerveau des génies gnomes (pour la technique) et nains (pour l'architecture et le travail de titans qu'avait du demander le creusement des tunnels), tout en marchant lentement vers Hurlevent. Lorsque j'éteignis le quai là bas, l'astre lunaire brillait haut dans le ciel. Mon vendeur de chevaux n'avait pas du m'attendre bien longtemps...

Signé, Salazaar